Criminologie
- Atenea

- 26 nov. 2020
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Comme la plupart des sciences, la criminologie a été motivée par la curiosité : la curiosité de comprendre l’esprit criminel, l’esprit antisocial. Celle-ci repose à son tour sur la méthode scientifique : c’est-à-dire l’observation, la formulation d’un problème, l’hypothèse, l’expérimentation et la conclusion.
La criminologie naît avec César Lombroso, anthropologue qui a mené des études sur des personnes en prison, en pratiquant l’anthropométrie, c’est-à-dire la prise de mesures du corps (principalement du crâne). Lombroso a formulé l’hypothèse de comparer des groupes criminels à des groupes non criminels. Cela vient du fait que, lorsqu’il a rejoint l’armée italienne, il a remarqué que les soldats malhonnêtes avaient beaucoup plus de tatouages que ceux qui ne l’étaient pas. C’est à ce moment que Lombroso s’est demandé s’il pouvait exister un schéma physique chez les délinquants par rapport à ceux qui ne l’étaient pas, ce qui l’a amené à réaliser ces études pour justifier son hypothèse. À partir de ces études crâniennes, Lombroso suggère que les déformations du crâne, entre autres caractéristiques physiques, renvoient à des types délinquants, d’où sa classification ultérieure. À cette école positiviste se sont joints Enrico Ferri et Rafael Garófalo, qui ont apporté des connaissances plus approfondies et spécialisées en sociologie et en psychologie respectivement (Hikal, Introduction à l’étude de la criminologie, 2013). Ce sont des théories qui, aujourd’hui, pourraient sembler dépassées, mais qui restent néanmoins présentes.
D’un autre côté, faire de la criminologie n’est pas quelque chose de relativement nouveau si l’on considère qu’il y a toujours eu des règles dans toutes les sociétés et à toutes les époques, ainsi que le désir d’identifier les raisons derrière un crime ou un fait. Ce que l’on pourrait qualifier de « nouveau », c’est peut-être la terminologie, la volonté d’établir des protocoles standardisés, un ordre dans la systématisation des connaissances, et le fait que cette science est autocorrective (Hikal, Introduction à l’étude de la criminologie, 2013).
La criminologie a traversé de nombreuses définitions au fil de l’histoire, et dans toute son évolution, elle a changé, évolué, appris et su rester à la pointe et en phase avec les taux de criminalité. En tant que criminologues, nous avons appris à continuer de nous mettre à jour pour innover dans ce domaine, avec l’objectif ferme du bien social et de la prévention, ainsi que d’améliorer la pratique criminologique.
Les définitions de la criminologie varient selon l’auteur consulté, mais étymologiquement, la criminologie vient du latin « criminis » qui signifie crime ou délit, et « logos » qui signifie traité ou étude. Ainsi, la criminologie est l’étude ou le traité du crime (Centro de formación, 2014).
La criminologie est une science inter- et multidisciplinaire dont les fondements sont les bases médico-légales et sociales, sans négliger le cadre légal (Juárez, 2018).
Comme mentionné précédemment, les définitions sont trop nombreuses pour être toutes listées, mais elles ont en commun certains mots-clés :
Science
Multidisciplinaire
Sujet / auteur
Victime
Délit / fait
Conduite / comportement
Prévention
References
Centro de formación, e. c. (2014). Estudio criminal. Especialistas en criminología y derecho penal. Obtenido de Estudio criminal: http://www.estudiocriminal.eu/criminologia.htm
Hikal, W. (2005). Criminología psiconalítica, conductual y del desarrollo. México.
Hikal, W. (2013). Introducción al estudio de la criminología. México: Porrúa .
Juárez, B. E. (2018). El criminólogo como perfilador criminal. Jalisco: Vizcaya.
Wiarco, O. A. (2012). Criminología. Moderna y contemporánea. México: Porrúa.



