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Victimologie

  • Photo du rédacteur: Atenea
    Atenea
  • 30 juin 2021
  • 3 min de lecture

La victimologie est l’étude de la(les) victime(s), et son objet d’étude est l’être humain qui a été lésé dans ses biens, physiquement ou psychologiquement. Selon le Code national de procédure pénale (CNPP), article 108, la victime est définie comme suit : « est considérée comme victime de l’infraction la personne qui subit directement sur sa personne l’effet produit par la conduite délictueuse » (Unión, 2021). La victimologie s’intéresse à de nombreux aspects de la victime : sa personnalité, ses traits de toutes sortes, sa démographie, ses relations et son cercle social, les rôles qu’elle joue dans sa vie quotidienne, et bien sûr son rôle dans l’acte commis.

Les premiers travaux en victimologie ont été réalisés par Benjamin Mendelsohn, Hans Von Henting, entre autres, qui, dans leur tentative de l’étudier, ont créé leurs propres schémas et facteurs pouvant provoquer que certaines personnes deviennent victimes, la considérant comme une science parallèle à la criminologie. D’autres acceptent son autonomie vis-à-vis de la criminologie, tandis que certains la considèrent encore comme une discipline dérivée de celle-ci, et beaucoup la considèrent même comme dérivée du droit. Certains argumentent son existence en raison de l’échec de la criminologie à offrir un traitement adéquat et un suivi approprié à la personne qui commet l’infraction (Porras, 2012).

Au fil des années, la victime a évolué, et donc la victimologie aussi, bien que de façon retardée. S’il est vrai que la victime est une source d’information pour l’étude du délit, il est aussi vrai qu’elle a été largement négligée, l’attention étant portée sur l’auteur de l’infraction. Il est nécessaire non seulement de comprendre que sans victime il n’y a pas de délit, mais aussi de former les futurs criminologues, enquêteurs criminels et tous les acteurs de ce domaine à ne pas considérer la victime comme étrangère ou extérieure au cas, et qu’un délit ne peut être étudié de manière unilatérale (Marchiori, 2004). Il faut comprendre que l’existence de la victime doit être étudiée et que, comme toute autre personne, elle peut être victime ; il est important de souligner que la victime peut aussi faire partie du délit à un certain degré de participation et qu’elle n’est pas toujours totalement innocente.

Malheureusement, il existe des victimes dont les cas ont été oubliés ou classés sans suite, et ces cas ne sont pas rares et pourraient augmenter chaque jour. Combien de victimes de centaines de délits marchent dans les rues de la ville sans avoir obtenu justice ? Et tant d’autres qui, en raison de leur rôle de victime, ont été mises de côté sans recevoir l’importance que l’éthique et le professionnalisme exigent. Les chiffres sont froids : 22,3 millions de victimes sont estimées jusqu’en 2020 (ENVIPE, 2020). Ce qui est certain, c’est que sans la victimologie, sans cet intérêt et cette compassion pour autrui, ni la criminologie ni la victimologie n’auraient de raison d’être ; ce sont parmi les sciences les plus nobles à cet égard.


Bibliografie

ENVIPE. (2020). INEGI. Recuperado el 02 de julio de 2021, de https://www.inegi.org.mx/contenidos/programas/envipe/2020/doc/envipe2020_presentacion_nacional.pdfMarchiori, H. (2004). Criminología. Teorías y pensamientos. México: Porrúa.Porras, J. F. (2012). La perfilación criminal. Flores.Teram, S. J. (s.f.). Corte Interamericana de Drechos Humanos. Recuperado el 30 de junio de 2021, de https://www.corteidh.or.cr/tablas/a12064.pdfUnión, C. d. (19 de febrero de 2021). diputados.gob.mx. Recuperado el 28 de junio de 2021, de Código Nacional de Procedimientos Penales: http://www.diputados.gob.mx/LeyesBiblio/pdf/CNPP_190221.pdf



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